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Algues vertes : un plan d’action attendu en janvier

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Mise en place en septembre, la mission interministérielle sur les algues vertes qui touchent le littoral breton travaille au rapport final qui servira de base à un «plan d’action» gouvernemental présenté en janvier. 

Chargée de faire des propositions, en matière de traitement et de prévention des marées vertes qui touchent chaque été certaines zones du littoral, la mission a procédé «à des dizaines d’auditions en Bretagne, en Vendée et au niveau national», écrivent  les services du Premier ministre dans un communiqué.

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Ses membres «ont participé à certaines réunions de travail, organisées sous l’égide du préfet de région ou du préfet des Côtes-d’Armor, sur les expérimentations dans les bassins versants* des baies de Saint Brieuc et de Lannion», poursuit le texte. 

L’Etat a reconnu ses torts 

Après la mort d’un cheval fin juillet et l’intoxication de son cavalier, sur une plage, à Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d’Armor), asphyxiés par les émanations gazeuses émises par les algues vertes en décomposition, les pouvoirs publics ont été contraints de prendre la mesure du problème et de reconnaître leur toxicité. Fin août, le premier ministre, François Fillon, s’était rendu sur place pour dénoncer cette pollution.

Depuis, l‘Etat a par reconnu ses torts dans la prolifération de ces algues, fin novembre, en ne faisant pas appel d’une condamnation du tribunal administratif de Rennes de 2007, qui pointait sa « carence » en matière de protection de l’eau. Une première, alors qu’il avait toujours réfuté toute responsabilité. 

De leur côté, les associations environnementales bretonnes se mobilisent fortement pour peser dans le débat. En novembre, elle ont ainsi déposé près d’un millier de plaintes contre X dans ce dossier auprès du TGI de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor).

L’agriculture mise en cause 

La cause de la prolifération des algues est connue : l’agriculture et son usage des engrais chimiques. Présentes à l’état naturel dans la mer, elles trouvent un milieu favorable à leur croissance dans les eaux bretonnes avec un très fort taux de nitrates dans l’eau. Des nitrates issus des pratiques agricoles, largement montrées du doigt. Et à l’image de l’Etat, les paysans bretons ont à leur tour reconnu leur responsabilité, acceptant des évolutions mais pas de révolutions.

Dans une note confidentielle adressée en octobre au Premier ministre, le préfet des Côtes d’Armor, Jean-Louis Fargeas, estimait que le phénomène des algues vertes en Bretagne ne peut que «perdurer» car la profession agricole «n’est pas prête» à «accepter un changement profond des pratiques». La solution radicale qu’il préconisait : «L’arrêt total de l’agriculture sur le bassin-versant avec conversion totale des terres en prairies fauchées». Cette solution sera-t-elle retenue ? 

* Dans le cas présent, le bassin versant est la partie de territoire dont les eaux d’écoulement se jettent, in fine, dans la mer.
 

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