« Toxic Food », un livre sur la malbouffe

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Jeudi 26 Novembre 2009

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SANTÉ. Le journaliste William Reymond ne ménage pas l’industrie agroalimentaire

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Selon l'auteur, 80 % de notre alimentation est d'origine industrielle. Un constat qui fait froid dans le dos.( Photo afp)
Selon l’auteur, 80 % de notre alimentation est d’origine industrielle. Un constat qui fait froid dans le dos.( Photo afp)

Journaliste français vivant aux États-Unis, William Reymond traque la malbouffe. Après « Toxic », un best-seller qui pointait les causes de l’obésité, fléau mondial, il publie « Toxic Food. Enquête sur les secrets de la nouvelle malbouffe » (1).

La charge, forte, atteint l’industrie agroalimentaire, qui, pour l’auteur, incarne le mal absolu. Ne nous trompons pas de cible, c’est moins McDo qui est en cause aujourd’hui – même si la France « occupe la plus haute marche du podium McDonald’s, devant les Américains (!), avec une addition moyenne plus de trois fois supérieure à celle du consommateur américain » – que « les nourritures industrielles des supermarchés et de la restauration collective », martèle William Reymond, dans un livre assez terrifiant.

« Pandémie de l’obésité »

L’auteur indique que « 43 % de la population française est en surpoids » et que « l’obésité infantile ne cesse de croître ». Et assure, sur la foi de ses constats, d’études et d’enquêtes, que les victimes de la « pandémie de l’obésité » ne se nourrissent pas au hamburger : « Le véritable coupable est ailleurs. Un coupable aussi obèse que ses victimes. Dont le surpoids se mesure en euros. Qui, en France, avec un chiffre d’affaires de 163 milliards d’euros, pèse deux fois plus que le secteur automobile et quatre fois plus que l’industrie pharmaceutique ? C’est l’industrie agroalimentaire. »

William Reymond nous fait peur quand il écrit que « la marche en avant de la « toxic food » a été irrésistible si bien qu’aujourd’hui, 80 % de notre alimentation est d’origine industrielle ». Et affirme, en se référant à la recherche médicale, que les effets de la nouvelle malbouffe ne s’arrêtent pas à l’obésité, que l’augmentation de certains cancers et le développement des maladies cardiovasculaires ont un lien avec la « toxic food ».

(1) éd. Flammarion, 319 p., 20 ?.

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