Eurial / Herbignac: Nous aurions commis une faute ?

 

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Eurial / Herbignac: Nous aurions commis une faute ? dans - Pays de Loire Hubert Durand, DRH de la coopérative Eurial Poitouraine, revient sur le projet d’usine de mozzarelle à Herbignac, après l’abandon de Laïta et le partenariat avec Ingrédia.
Que s’est-il passé avec Laïta ? Pourquoi ont-t-ils quitté le projet ?
Ils rêvaient d’un dossier qui aurait des garanties absolues, mais un risque industriel, ça se partage.??Ils ont considéré qu’ils n’avaient pas les garanties souhaitées.?Mais depuis toujours, les choses étaient pourtant claires.
Du côté de Terrena, le lieu d’implantation de la fromagerie, Herbignac, ne faisait pas l’unanimité.?
Il y a un an, on a proposé Ancenis, ils n’étaient pas d’accord.?Mais le lieu d’implantation n’ a pas la même importance que si nous avions lancé le projet il y a quelques années. Nous avons des accords de collecte entre coopératives et avec les industriels, pour limiter les déplacements des camions, et donc limiter les coûts.? Herbignac est une zone extrêmement dense et riche.?Ce dossier n’a de sens que si pour les producteurs il y a des débouchés nouveaux qui permettront de mieux valoriser matières protéiques et matières grasses.?
Représenter désormais les deux tiers du capital du projet, est-ce un risque ??
Deux tiers, cela ne nous arrange pas, on aurait préféré la moitié [NDLR, comme initialement prévu].?Mais le faire capoter aurait été une faute.?C’est un projet dont la viabilité est établie.?Les collectivités territoriales ont toutes accepté de participer financièrement.?On va doter l’Ouest d’un nouveau débouché mondial.?
Craignez-vous le projet de Lactalis qui augmente sa capacité à Pontivy ??
Il n’y a pas de plus grand hommage de la part de Lactalis que d’agrandir ce site, quatre mois après le lancement de notre projet. C’est la preuve que notre idée est bonne et notre projet viable ! Mais on n’a pas de raison de craindre une éventuelle concurrence, parce que
notre usine fabriquera 30 000 tonnes sur un marché mondial de 2,6 millions de tonnes.?Vous voyez qu’il y a de la place pour les autres ! Même si la France se mettait à produire 100 000 tonnes de fromage industriel à pizza, cela resterait mineur ! On rentre sur un marché sans le perturber, juste en prenant un peu de la croissance du marché.?C’est quelque chose qui n’impactera pas les valorisations.
Et les éléveurs, qu’en pensent-ils ??Sont-ils inquiets ?
Ce projet vise à permettre des débouchés plus sécurisés aux producteurs de lait.?Cela concernera, en régime de croisière, 270 millions de litres ! Tout le monde a toujours été d’accord, dès le départ.?Cela veut bien dire que ce projet répond à une attente.?Et n’oublions pas que si on ne se lançait pas sur ce marché, on ne ferait que de la poudre de lait, un marché qui est très engorgé.?Cela entraînerait une baisse très important du prix du lait au producteur.
Propos recueillis

source: avenir agricole.net à http://www.aveniragricole.net/site/index/index.php?page=information&ss_page=article&iid=1538

Lire aussi L’Avenir agricole du 17 au 23/11 et sur Inter-net: Avenir agricole.net, mots clé: Herbignac ou mozarelle

 


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