92% des Français aimeraient que leur boîte s’engage dans l’économie positive

Économie positive : les Français veulent que leur boîte s'engage

Pollution, réchauffement climatique, discriminations, inégalités… Les Français n’en veulent plus et comptent sur leur entreprise pour faire bouger les choses !

C’est en tous cas ce que révèle le sondage de l’agence Insign avec OpinionWay et l’Institut de l’Économie positive réalisé fin 2019 et publié en juin 2020 : 92% des Français aimeraient que leur entreprise s’engage dans l’économie positive. Si comme un salarié interrogé sur deux (53%), vous n’aviez jamais entendu parler de ce concept, pour Jacques Attali, président du groupe Positive Planet, elle « rassemble celles et ceux qui, d’une façon ou d’une autre, […] travaillent dans l’intérêt des générations suivantes. […] L’économie positive ne se réduit donc pas à l’écologie, elle inclut aussi tous les autres aspects de l’avenir : la santé, l’éducation, la justice, l’état de droit, la bonne gouvernance, etc. » Bref, l’économie positive favorise un monde meilleur, plus durable et plus égalitaire.

D’après l’étude, les entreprises seraient les premières attendues au tournant dans cette transition, avant même les gouvernements et les individus. Au cœur du changement, les salariés souhaiteraient observer des réflexions sur : l’empreinte environnementale de leur boîte (90%), les conditions de travail (89%), le développement des connaissances (89%), la définition d’une vision stratégique à long terme (88%), l’équilibre dans la redistribution des bénéfices (87%) et l’innovation des produits et des services (84%). Mais l’étude ne fait pas mention d’actions concrètes pour atteindre ces objectifs. D’ailleurs, seuls 4% des interrogés estiment que leur entreprise participe d’ores et déjà à l’économie positive. Parmi les freins soulignés par l’étude, on trouve : le manque de volonté de la direction, les coûts et le temps à engager pour la transition, mais aussi la peur d’être taxé de « greenwasheurs » (entreprises qui trompent leurs consommateurs en valorisant leur image éco-responsable dans leur communication alors que celle-ci est éloignée de la réalité, ndlr). Plus globalement, 67% des sondés pensent que les conditions de développement d’une économie positive ne sont pas réunies en France.

Pourtant, les bénéfices d’un tel changement ne seraient pas négligeables pour une entreprise puisqu’au-delà d’une amélioration de son image, cet engagement renforcerait le sentiment de fierté et d’appartenance des salariés et pourrait même aider à attirer de nouveaux talents. 87% des salariés se disent d’ailleurs prêts à passer à l’action pour opérer ce changement, motivés par la perspective de rendre le monde meilleur, mais aussi par celle de donner plus de sens et d’utilité à leur job.

Alors, go green ?

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source: https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/actualites/actualite-de-l-emploi/articles/francais-attendent-entreprise-economie-positive

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Les premières mesures issues de la Convention citoyenne pour le climat ont été adoptées par le Conseil de défense écologique, il s’agit notamment de l’extinction des chaudières au fioul et au charbon ainsi que de l’interdiction de chauffer les terrasses.

La fin des chaudières polluantes

Dès le 1er janvier 2022, l’installation de chaudière au fioul ou au charbon sera proscrite dans les logements neufs. À cette même échéance, les chaudières polluantes arrivant en fin de vie devront être remplacées par des équipements plus durables telles que les pompes à chaleur. Pour cela, les ménages les plus modestes bénéficieront d’aides qui pourront portées jusqu’à 80% du coût du nouvel équipement.

La performance énergétique comme critère de décence

Un nouveau décret va faire entrer la performance énergétique comme critère pour définir un logement décent. Celui-ci devrait être applicable au 1er janvier 2023. Ainsi, les occupants de logements énergivores pourront exiger l’exécution de travaux de la part du propriétaire. En France, on compte 7 millions de logements mal isolés. On estime que l’on peut parler de logement énergivore lorsque la consommation énergétique de ceux-ci dépasse les 500 kwh au m².

La disparition des terrasses chauffées

C’était l’une des propositions de la Convention citoyenne pour le climat et le Conseil de défense écologique lui a donné vie. Dès l’hiver 2021 (ou 2022), il sera interdit d’implanter des systèmes de chauffage en extérieur sur l’espace public et les terrasses de café. Une interdiction déjà mise en œuvre dans quelques communes du territoire national, comme à Rennes.

Deux nouveaux parcs naturels régionaux

Le mont Ventoux, dans le Vaucluse et la baie de Somme, en Picardie maritime seront désormais considérés comme parcs naturels régionaux. De plus, la forêt de la Robertsau en Alsace va devenir une réserve naturelle. Ainsi, c’est 30% du territoire français qui sera sous protection.

La lutte contre l’artificialisation des sols

Une circulaire va être transmise aux préfets pour leur demander de lutter contre l’artificialisation des sols en signalant les projets d’implantation commerciale susceptibles de détruire les terres agricoles ou les espaces naturels à la commission nationale. Cette procédure permettra ainsi de geler les opérations en attendant 2021 et l’adoption d’une mesure législative allant en ce sens.

Diviser par deux la « bétonisation » c’est l’objectif du gouvernement. Cette demande qui émane de la Convention citoyenne pour le climat devrait prendre vie grâce à un fonds de plusieurs centaines de millions d’euros mis en place dans le cadre du plan de relance. Cette enveloppe budgétaire devrait permettre de réhabiliter des centaines d’hectares de friches urbaines.


Boxy, le magasin autonome où l’on ne passe pas à la caisse

Entièrement automatisée, cette supérette installée dans un conteneur à Gennevilliers ne compte aucun employé ni caisse automatique.

Installé dans un conteneur sur le port de Gennevilliers, le magasin Boxy ne compte aucun employé. © Thibaut Déléaz / Le Point
Posé près d’un parking, le conteneur rouge de Boxy détonne dans le décor morne et gris du port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Ce n’est pas un conteneur égaré après son déchargement d’une péniche, mais une petite supérette… entièrement autonome.
Après s’être inscrit sur l’application Boxy et avoir entré ses coordonnées bancaires, il suffit de scanner son code QR pour déverrouiller la porte d’entrée. À l’intérieur du magasin, une rangée de frigos remplis de sandwichs, salades, pizzas, boissons ou fromages, et des rayons de gâteaux, des pâtes, du lait ou encore des produits d’hygiène. Le client n’a plus qu’à se servir et à partir, sans rien faire de plus. Quelques minutes plus tard, le reçu arrive dans l’application et les produits pris sont facturés.

Capteurs et intelligence artificielle

L’expérience est déroutante, mais cela fonctionne. « On est entre 1 et 3 % de taux d’erreur, ce qui est très correct », confirme David Gabai, cofondateur de Storelift, la start-up derrière cette supérette ultratechnologique. C’est grâce à des capteurs disséminés partout dans le magasin et un programme d’intelligence artificielle que Boxy peut savoir quels produits le client prend dans les rayons.
« Quand vous entrez dans le magasin, le système va capter votre silhouette et votre gabarit – sans reconnaissance faciale – et l’associer à votre compte », détaille David Gabai. Plusieurs personnes peuvent ainsi faire leurs courses en même temps. Un produit pris est ajouté à notre panier virtuel, et retiré si l’on change d’avis et qu’on le repose à sa place.
Boxy, le magasin autonome où l'on ne passe pas à la caisse dans AGRO 20719635lpw-20719716-embed-libre-jpg_7328283 dans Etudes donnees
Salades, sandwichs, fromages, boissons, pâtes, gâteaux… L’offre de Boxy est surtout destinée à du dépannage ou aux repas des travailleurs. © Thibaut Déléaz / Le Point
L’objectif de Storelift avec cette mini-supérette est de proposer une offre de restauration et d’alimentation de proximité là où il n’y en a plus. Ce premier exemplaire installé début août sur le port de Gennevilliers en est le parfait exemple, installé comme un symbole devant un ancien tabac presse et un restaurant à l’abandon.
Dans cette zone où travaillent 8 000 personnes, il n’y a plus rien pour manger. « On a beaucoup de bons retours, de gens qui disent tous pareil : qu’il n’y avait plus rien avant nous », rapporte le cofondateur, qui souligne qu’une partie du chiffre d’affaires se fait aussi la nuit, quand les travailleurs nocturnes des usines prennent leur pause.

Une prise de courant suffit

Le modèle du conteneur est facile à dupliquer : il faut à peine 24 heures pour l’installer, et juste une prise pour le brancher. Une simplicité qui permet aussi d’envisager des installations temporaires, note David Gabai. « Ça peut être pertinent de l’installer dans un camping pour la saison, par exemple. » Des magasins Boxy pourraient aussi s’installer dans des locaux plus traditionnels, dans des zones périurbaines.
À l’origine, David Gabai et son associé Tom Hayat travaillaient sur une technologie à vendre aux magasins physiques pour leur apporter une connaissance plus fine de leurs clients et de leurs comportements dans les rayons et devant les produits, mais ils n’ont « pas trouvé leur marché ». À l’automne 2018, ils décident finalement de réorienter Storelift vers la création d’une chaîne de magasins autonomes, en développant une technologie similaire aux Amazon Go ouverts par le géant de la livraison outre-Atlantique.
Une multitude de capteurs permettent de suivre les achats des clients dans le magasin.
Beaucoup de travail, deux levées de fonds et un test plus tard, le premier Boxy est né sur le port de Gennevilliers. Et la start-up compte bien concurrencer les acteurs de la grande distribution sur le terrain de la proximité. « Ce n’est pas une solution technologique qu’on vendrait à des enseignes, précise David Gabai. C’est une marque, une nouvelle enseigne de proximité dans l’alimentaire. »

Petits prix et mutualisation

Leur arme face aux petits Casino, aux Carrefour Express ou aux Franprix ? Proposer des prix similaires à ceux d’une grande surface, bien inférieurs à ceux que pratiquent en temps normal les supérettes de cette taille. « Avec un magasin autonome, on arrive à réduire les charges, et l’amplitude horaire 24 heures sur 24 augmente le potentiel économique. »
Quelques minutes après sa sortie, le client reçoit une facture pour les produits qu’il a récupérés dans le magasin.
Même pour le réassort du magasin, quotidien, tout a été optimisé. L’outil informatique permet d’avoir une connaissance très fine du stock dans chaque magasin et ainsi de savoir précisément ce qui doit être renouvelé. Les commandes seront préparées et mutualisées dans un entrepôt à Ivry-sur-Seine, avant d’être livrées. Une intervention humaine éclair dans le commerce : « Le livreur fait sa tournée, il s’arrête pour ranger les produits, nettoie le magasin et contrôle les dates limites », décrit David Gabai. La surveillance des magasins, à distance, est elle aussi mutualisée, tout comme le service client.
À Gennevilliers, Boxy vise les 70 à 120 clients par jour. Pour ce premier mois d’expérimentation, le panier moyen est de 4 à 6 euros, et « 80 % des clients reviennent ». Une prochaine unité doit ouvrir à la fin du mois au parc Icade de Rungis. D’autres devraient suivre, pour, espèrent ses créateurs, installer solidement le logo rouge et blanc de Boxy dans le paysage des commerces de proximité.
Publié le 06/09/2020 à 09:00 | Le Point.fr
SOUrCE: https://www.lepoint.fr/economie/boxy-le-magasin-autonome-ou-l-on-ne-passe-pas-a-la-caisse-06-09-2020-2390500_28.php

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