Comment Alibaba veut mettre l’agriculture à l’heure de l’intelligence artificielle

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Comment Alibaba veut mettre l’agriculture à l’heure de l’intelligence artificielle

• 07/06/2018

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 Crédit : dmitry_islentev / Shutterstock

Alibaba Cloud, la filiale de cloud computing du géant chinois du e-commerce, a lancé aujourd’hui son initiative ET Agricultural Brain. Présenté à l’occasion de sa conférence cloud organisée à Shangai, le projet, déjà à l’oeuvre dans plusieurs fermes à travers le pays, utilise des technologies telles que la reconnaissance d’images, la reconnaissance vocale ou le machine-learning, afin d’optimiser les performances des exploitations. Des capteurs intelligents permettent de recueillir les données, destinées à monitorer en temps réel les conditions d’exploitation et à nourrir les algorithmes d’intelligence artificielle du programme. Alibaba donne ainsi l’exemple de l’élevage porcin : le programme peut surveiller l’activité de chaque animal pour en déduire un plan d’alimentation personnalisé, suivre son état de santé général en détectant le bétail malade et évitant les accidents, réduire les erreurs humaines, ou observer l’environnement pour tendre vers la configuration optimale.

Fournisseur de solutions technologiques

Pour déployer sa technologie avec plus d’efficacité, Alibaba préfère fournir contre redevance sa plateforme logicielle aux sociétés agricoles et aux coopératives, qui se chargent ensuite de former les agriculteurs, plutôt que d’adresser directement ces derniers. Les données recueillies resteraient propriété des clients de la solution, selon un porte-parole d’Alibaba répondant à une question du site spécialisé Tech In Asia. En plus de fournir la technologie, Alibaba aide aussi les agriculteurs de distribuer leurs produits via Tmall.com.

La communiqué de presse d’Alibaba se félicite de ses premiers résultats de son intelligence artificielle, en avançant plusieurs indicateurs de performance sur les fermes qui ont déployé le programme : ET Agricultural Brain aurait permis « d’augmenter la production annuelle d’une truie de trois nouveaux nés, tout en réduisant la mort non naturelle de 3%. On estime que le nombre de porcs par truie par an (PSY), un indicateur important de l’efficacité de l’industrie, passera à 32, ce qui renforcera l’efficacité de l’industrie chinoise sur celle des pays les plus avancés. » Tequ Group, qui utilise la solution, souhaite élever 10 millions de porcs d’ici 2020 – objectif qui selon le partenaire d’Alibaba, « ne pourrait être atteint par aucun dispositif d’automatisation ordinaire, et encore moins humain. »

Selon Simon Hu, senior vice-president du groupe Alibaba et président d’Alibaba Cloud, « L’industrie de l’agriculture et de l’élevage est un secteur stratégique qui touche la vie de milliards d’individus en Chine. À l’avenir, ET Agricultural Brain peut être adopté dans de nombreux autres secteurs, y compris la sylviculture et la pêche, aidant les entreprises et les agriculteurs individuels à accroître leur efficacité et améliorer la qualité de la production et à offrir une option plus verte et plus saine aux consommateurs. »

ET Brain, le programme global d’Alibaba

Ce programme fait partie de l’ambition globale d’Alibaba, destinée à disrupter divers pans de marché et enjeux sociétaux grâce à l’intelligence artificielle : smart cities, véhicules autonomes, production industrielle, santé, protection de l’environnement sont parmi les sujets que compte adresser Alibaba, via ET Brain. L’ambition des entreprises chinoises pour prendre le lead global en matière d’intelligence artificielle n’est plus à démontrer. Dans cette course de vitesse mondiale, elles sont pleinement soutenues par les autorités, qui affichent la volonté politique de faire du pays le champion mondial du sujet d’ici 2030, grâce à l’exécution d’un plan de développement national. En termes de technologies, la Chine s’appuie tout particulièrement sur la reconnaissance faciale, qui s’intègre chaque jour un peu plus dans le quotidien des Chinois, à des fins de consommation ou de surveillance par les autorités. Citons ainsi les licornes Megvii et SenseTime ou la start-up CloudWalk.

IA et agriculture : un marché de 2,6 milliards de dollars d’ici 2025

Mais le groupe de Jack Ma n’est pas évidemment pas le seul à vouloir utiliser l’intelligence artificielle au service de l’agriculture. Drones, machines autonomes, capteurs, outils connectés… Les perspectives du smart farming sont infinies et suscitent l’intérêt marqué des investisseurs et des entreprises. Outre les startups dédiées, les éditeurs de plateformes SaaS comme Salesforce adressent aussi ce segment avec des offres spécifiques. Le marché de l’IA en matière d’agriculture, évalué à 520 millions de dollars en 2017, devrait croître de plus de 20% par an, pour atteindre 2,6 milliards de dollars, à horizon 2025, d’après Research and Markets.

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Bordeau Chesnel teste l’acoustique de ses pots de rillettes

Bordeau Chesnel teste l’acoustique de ses pots de rillettes dans AGRO bordeau-chesnel-2_article

Au sein du CTTM, partenaire R&D du pôle de compétences Le Mans Acoustique, le bruit du pot de rillettes Bordeau Chesnel a été mesuré à l’aide d’une tête acoustique instrumentée qui sert pour la prise de son et d’une chambre sourde (anéchoïque) qui sert de milieu calme pour des mesures précises.

Réputée pour sa course automobile et pour ses rillettes, la métropole du Mans affiche une troisième expertise, moins connue du grand public, celle de l’acoustique. « Nous disposons du plus grand laboratoire européen dans le domaine. Il emploie 300 personnes. Le seul équivalent dans le monde se trouve à la Nasa aux Etats-Unis », indique avec chiffres à l’appui Olivier Roinson, directeur des partenariats de Le Mans Acoustique qui regroupe différents acteurs du monde de l’acoustique. Et ce, dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation.

C’est justement ce pôle de compétences que Bordeau Chesnel a contacté il y a peu pour mener une étude acoustique sur ses pots de rillettes, dans l’optique d’améliorer l’expérience de consommation de son produit phare. Une première pour ce centre qui n’avait pas encore sondé le potentiel de l’agroalimentaire ni de l’emballage.

Mesure de l’effet d’une modification d’emballage sur la perception acoustique

« Après un premier effet de surprise, nous avons pris cette demande tout à fait au sérieux et avons réalisé qu’il y avait bel et bien un potentiel pour l’acoustique dans l’agroalimentaire », ajoute le responsable. Le Centre de Transfert de Technologie du Mans (CTTM), qui est l’organe R&D du pôle, s’est penché sur cette demande émanant de la R&D de l’industriel manceau, filiale de Savencia. Il a mis en œuvre ses méthodes de psychoacoustique, discipline qui étudie le rapport entre la perception sonore de l’être humain et les bruits de son environnement. « L’industrie automobile a souvent recours à ces compétences qui mêlent les sciences physiques et cognitives, pour mesurer l’acoustique des échappements, l’insonorisation de l’habitacle, la qualité perçue d’un claquement de porte, etc. », complète Olivier Roinson. Dans le cas de Bordeau Chesnel, aucun détail n’a été divulgué, mais dans le domaine de l’emballage, la psychoacoustique pourrait permettre de mesurer l’effet d’une évolution de matériau, de forme ou de couvercle, par exemple, sur la perception du bruit de l’emballage à l’ouverture, à la refermeture, à la dépose sur une surface qu’il s’agisse de plastique, de verre ou de carton.

Déterminer objectivement la signature sonore d’un produit alimentaire

« Cela nous ouvre un nouveau champ de prospection auprès de fabricants d’emballage, ajoute Olivier Roinson. Mais aussi des marques de produits alimentaires pour déterminer objectivement la signature acoustique d’un produit au moment où on l’ouvre, où on le verse ou bien encore quand on le croque. Jusque-là, cela pouvait être mesuré de façon subjective par un jury. Avec nos méthodes, nous définissons une mesure précise de la puissance acoustique du bruit en question, de sa longueur d’onde, de sa fréquence, etc. » De quoi servir de témoin lors d’une évolution du produit.

Karine Ermenier |  18 Mai 2018 |

Plus d’information sur cette technique de psychoacoustique à lire dans Process Alimentaire de juin 2018.


Et si les IA mettaient au chômage les influenceurs ?

L'influenceuse artificielle Lil Miquela

LE 13/04/2018
INTRODUCTION
Les gynoïdes (robots humanoïdes à l’apparence féminine) et autres avatars virtuels inspirent déjà des millions de followers. Mieux que les humains ? Une tribune de Virgile Brodziak, Directeur Général de J. Walter Thompson.

Parmi les figures de proue de cette transformation, Lil Miquela, une simulation digitale devenue célèbre en avril 2016 pour sa capacité à susciter la curiosité : s’agissait-il d’un projet artistique ou d’un simple coup marketing? Depuis sa création Lil Miquela a non seulement été surprise en train de sortir avec des célébrités, mais serait même aussi une source d’inspiration pour eux. Le mois dernier, le maquilleur Pat McGrath l’appelait « sa muse ». En 2016, l’actrice Lena Dunham décrivait sa fascination pour l’influenceuse virtuelle sur son site Lenny Letter.  Deux ans après, en mars 2018, Lil Miquela compte plus de 800 000 abonnés sur Instagram et défend ardemment le mouvement « Black Lives Matter ».

Sa popularité ne s’arrête pas là. Elle possède sa propre marque de vêtement, une collection de bijoux, a sorti des morceaux sur Spotify et est même apparue en couverture du New York Times Magazine en février 2018. Son discours positif et sa popularité croissante lui permettent de signer des collaborations avec des marques telles que Prada lors du #pradagifs pour leur dernière collection.

 

Alors que Lil Miquela ressemble clairement à un avatar généré par ordinateur, le personnage qu’elle incarne duplique fidèlement les réactions ou les comportements d’un humain. A l’inverse, un influenceur numérique plus récent, une femme noire appelée Shudu Gram, se revendique clairement comme étant un mannequin fictif créé par le photographe britannique Cameron-James Wilson. Wilson a commencé à poster des images de Shudu Gram sur Instagram en avril 2017. En mars 2018, elle avait gagné plus de 80 000 followers. Sa popularité est croissante et l’avatar frôle même aujourd’hui les 100 000 followers et ce malgré la récente polémique autour de son partenariat avec Fenty Beauty, la marque de Rihanna. La raison ? Le monde de la mode ne s’illustre pas franchement par sa capacité à représenter la diversité et certains internautes se sont demandé quel était l’intérêt d’avoir un recourt à un avatar plutôt que d’embaucher de vraies mannequins noires.

 

Avant eux, Kenzo avait déjà eu recourd à un avatar, Knola, pour incarner la vision créative et les valeurs de la marque. Projetée en fond de ses shows, Knola parlait en quatre langues de l’importance de la conscience écologique. Une personne en backstage contrôlait ses actions et expressions qui changeaient en temps réel. « Elle représente une vision multiculturelle de l’humanité dans le futur, » confiait Humberto Leon, directeur de création chez Kenzo, au magazine Dazed. Kenzo a également présenté Knola sur son site Web, imaginant comment elle naviguerait dans le monde en 2050.

Les influenceurs virtuels représentent un énorme potentiel pour les marques non seulement pour développer l’engagement avec les consommateurs mais aussi pour garder un contrôle total sur ce qu’incarnent leurs influenceurs. Quand les êtres humains peuvent se révéler imprévisibles, les créations digitales comme Lil Maquela et Shudu ont réussi à se faire une place, prouvant ainsi qu’un avatar virtuel peut créer une forme de connivence avec les internautes. Et si les influenceurs digitaux créent de nouvelles possibilités de connexion avec le consommateur, les avatars numériques pourraient aussi représenter le futur de la relation client.

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