Une carte de France pour participer aux moissons

Une carte de France pour participer aux moissons

  • FIGARO DEMAIN – Les agriculteurs qui acceptent des visiteurs à bord de leur moissonneuse-batteuse sont recensés sur une carte. Un moyen pour les novices de mieux connaître le monde agricole et pour les exploitants de partager ce temps fort de leur métier.

Un agriculteur a créé une plateforme collaborative pour permettre aux novices de découvrir les travaux à la ferme. En pleine période de moisson en France, David Forge, exploitant céréalier en Indre et Loire, a ainsi conçu une carte interactive pour permettre aux agriculteurs qui souhaitent accueillir des visiteurs dans leurs moissonneuses de se signaler.

» À écouter dans l’Esprit d’initiative sur France inter

Dans toute la France, des agriculteurs volontaires indiquent où et quand ils vont moissonner, ils ajoutent une photo de leur machine et peuvent en préciser le modèle. S’ils le souhaitent, les paysans peuvent laisser un commentaire sur la carte pour décrire ce qu’ils proposent, «Place très confortable, aux premières loges pour voir comme la nature est magique. Une petite graine semée il y a plusieurs mois en a produit cent!», écrit ainsi un agriculteur.

L’idée de ces rencontres inattendues est de «répondre à la curiosité de tout le monde, les jeunes qui s’intéressent à l’agriculture, ceux qui aiment la mécanique ou encore les curieux qui veulent connaître le métier de près!», précise David Forge, à l’origine de cette initiative. La cabine est bien insonorisée, assure l’exploitant et devient un lieu privilégié pour les échanges et les discussions.

Briser la solitude des agriculteurs et faire découvrir leur métier

Pour les agriculteurs, c’est un moyen de briser la solitude dans laquelle leur métier peut parfois les plonger et créer un lieu d’échange privilégié. D’autant que les paysans apprécient généralement de partager leur expérience. «C’est agréable de répondre aux questions, d’éduquer, d’informer sur notre métier. La moisson est le point d’orgue du métier, c’est à ce moment où l’on voit si la récolte sera bonne ou pas et de l’expliquer à notre passager», indique le céréalier basé en Indre-et-Loire qui a déjà moissonné avec des amis à bord.

L’exploitant a eu l’idée de créer ce site après avoir vu, l’an passé, plusieurs agriculteurs proposer, sur Twitter, des places dans leur moissonneuse. Parallèlement, au moment du salon de l’agriculture, une moissonneuse était exposée et les visiteurs faisaient la queue pour pouvoir monter dans la machine qui restait pourtant immobile! L’agriculteur a ainsi voulu centraliser les offres pour permettre aux novices de vivre cette expérience grandeur nature.

Le site créé ce lundi recense déjà des dizaines de propositions d’agriculteurs. De fait, David Forge est très présent sur les réseaux sociaux et sur YouTube avec plusieurs dizaines de vidéos publiées depuis trois ans. Celui qui a été reçu à l’Élysée par Emmanuel Macron compte en effet près de 40.000 abonnés à qui il dévoile son quotidien de paysan reconverti après avoir repris la ferme familiale. Parmi ses vidéos les plus vues (près de 200.000) figurent celles avec sa moissonneuse-batteuse.

Pour que la rencontre soit fructueuse, David Forge recommande aux visiteurs de rester au moins deux heures dans la machine, d’apporter quelques friandises et des boissons fraîches pour rendre le voyage encore plus convivial!


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Le saviez-vous sur la pollution digitale ?

C’est quoi la pollution digitale ?

Et oui, vous avez bien lu, la pollution digitale, induite par nos usages numériques et les usines du 21ème siècle : les data centers !
La pollution digitale est produite par le parc informatique autant que par l’usage d’internet, nous sommes donc tous responsables. Tout cela s’aggrave d’années en années avec le nombre de personnes connectées et d’usages, en plus du cloud qui est très énergivore et de l’utilisation de la 4G qui a un impact énergétique très lourd : 20 fois plus élevé que l’ADSL.
Mon propos ici n’est pas de décrier le digital, mais de nous rendre tous plus conscients et donc plus responsables…
Quelques chiffres pour comprendre tout cela…
D’abord, savez-vous que si le digital était un pays, il serait le 7ème pays consommateur d’énergie. En France, les Data Centers consomment environ 10% de l’électricité du pays avec 2 58 944 antennes relais installées en France et dans les Dom-Tom, ce qui correspond à 45.72kg de déchets électriques et électroniques par seconde (source)
En 2020, 16% de la consommation mondiale d’électricité sera induite par le digital… l’activité numérique est responsable de 2% des émissions de CO2 de la planète
1 mail envoyé = 20 grammes de CO2 émis dans l’atmosphère et mettre en copie 10 personnes multiplie par 4 cet effet (vous pouvez aller sur ce site pour comprendre davantage !)
30 mails envoyés = une ampoule allumée toute la journée, sachant que chaque heure, 10 milliards de mails sont transmis dans le monde, imaginez le nombre d’ampoules ! En une heure, plus de 12 milliards de mails sont envoyés, représentant plus de  4 000 tonnes de pétrole…
L’organisation WWF explique que : « En termes d’émission de gaz à effet de serre, une journée de travail sur ordinateur correspondrait à 9 km de circulation en voiture », ou encore à « la consommation de 80 ampoules. »
Notre merveilleuse planète accueille 7.3 milliards d’êtres humains avec un nombre de smartphones actifs de 8.5 milliards !
La fabrication d’un ordinateur demande 100 fois son poids final en matières premières, sans compter que les outils numériques sont compliqués à recycler, surtout si on ajoute l’obsolescence programmée…
Ok, mais quoi faire ?
Voici des pistes sur 4 axes afin de mettre en place une stratégie d’écologie digitale :
  1. Les mails
  2. La recherche sur Internet
  3. Le matériel informatique
  4. Les impressions
Les mails
Les mails sont responsables de la principale forme de pollution numérique appelée la « pollution dormante » qui est en grande partie due au stockage des emails… Le stockage des données fait tourner l’équivalent de 5 centrales nucléaires dans le monde et le volume des données stockées double tous les deux ans !
  • organiser sa ou ses boites mails (vous en avez combien vous ?) et supprimer tous les messages qui ne sont pas utiles… sans oublier de vider la poubelle, sinon ça reste stocké, c’est ballot ! Et oui, il n’y a rien de plus polluant qu’une corbeille pleine ou qu’une boîte de spams pleine, car les data centers qui hébergent ces millions de données marchent à plein régime pendant ce temps-là…
  • Se désabonner facilement des newsletters qui ne vous intéressent pas ou plus
  • éviter les conversations par mail, préférer un coup de téléphone, plus rapide, plus efficace, et moins énergivore !
  • bannir autant que possible le bouton « répondre à tous » (lire l’article)
  • relire ses mails afin d’éviter le « mail de complément ».
  • Limiter les pièces jointes et les images peu utiles dans la signature
  • Vider régulièrement la corbeille de sa boîte mail ainsi que celle des spams et de la boîte d’envoi
La recherche sur Internet
Par exemple, la recherche online sur Google d’une pizza représente de 6 à 8 grammes en CO2 et 12 centilitres d’eau ! Pensez aux kilomètres de câbles parcourus pour trouver les réponses, c’est de l’énergie nucléaire, du charbon, du fuel de l’uranium…
  • fermer les onglets web dès que la recherche est terminée
  • Privilégier des moteurs de recherche écologiques et éthiques, comme Lilo qui finance des projets environnementaux et sociaux grâce aux revenus générés par la publicité, Ecosia qui plante des arbres…. (Lire le top 5 des moteurs de recherches solidaires)
  • Même sur les tablettes ou smartphone, désactiver les notifications et désactiver les applis non utilisées ou les supprimer
Le matériel informatique
En prendre soin et ne pas le changer tous les 4 matins, éteindre les box, éviter le cloud si ce n’est pas nécessaire.
60 millions de tonnes d’appareils numériques sont jetées chaque année (déchets d’équipement électriques et électroniques : D3E) pour seulement 5% recyclées, le digital contribue aussi, à sa manière, à l’épuisement des ressources, à la pollution de la terre, de l’air et des eaux.
Devenir conso-responsable grâce au « reconditionné » pour lutter en petit colibri contre l’obsolescence programmée technologique ! Économique et responsable, le reconditionnement vous permet de vous offrir des produits high-tech ayant déjà été utilisés, à des prix imbattables, des tablettes, smartphones, de l’électroménager qui a été envoyé dans un centre de recyclage, remis à neuf et vendus par des professionnels certifiés pour une seconde vie avec vous ! ;)
D’autres pister :
  • Débrancher son ordinateur à chaque fois que la batterie est entièrement chargée ou débrancher la prise pour adoucir la facture d’électricité.
  • Mettre son ordinateur, sa tablette ou son smartphone en mode avion lorsque l’on n’utilise pas internet, pour les recharger moins souvent.
  • Baisser la luminosité l’écran, c’est mieux pour la batterie… et pour les yeux
  • Éviter d’ouvrir 50 fenêtres de navigation, pour utiliser moins de puissance de ton ordinateur et ainsi sauver encore une fois la batterie.
Les impressions
Mieux vaut imprimer un document trop long à lire, à partir de 4 pages ou de 15 minutes, mieux vaut imprimer (papier recyclé recto-verso…)
Et quitte à imprimer, favoriser les polices d’écriture les plus fines, afin d’économiser l’encre !
Le mot de la fin…
Et je ne rappelle pas qu’il est préférable d’éteindre son ordinateur (comme tous les appareils électriques) plutôt que de les laisser en veille, vous pouvez d’ailleurs vous amuser à pratiquer quelques respirations conscientes en attendant qu’il s’allume tout frais et dispo le matin ?
Je ne suis pas technophobe mais utilisatrice responsable, et vous ?
source: http://rhconseilpme.blogs.com/saviezvous/

La consommation de viande en France recule depuis 10 ans

Selon une étude du Crédoc, la consommation de viande a baissé de 12 % en dix ans, en raison d’une prise de conscience environnementale et d’une hausse des prix.

 

L’étalage d’une boucherie française, le 26 octobre 2015.

Les viandards impénitents sont-ils une espèce menacée ? Selon une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), publiée mardi 4 septembre, la consommation de viande a baissé de 12 % en France au cours de la décennie écoulée. Prix, impact sur la santé et considérations environnementales permettent, en partie, d’expliquer ce constat mis en lumière ces dernières années par plusieurs études.

Depuis 2007, le Crédoc mène tous les trois ans une enquête intitulée « Comportements et consommations alimentaires des Français ». En 2016, un échantillon de 1 925 adultes âgés de 15 ans et plus et de 1 164 enfants de 3 à 14 ans a été interrogé, selon une méthode immuable. « Nous demandons de renseigner tout ce qui a été mangé pendant sept jours, lors des repas et hors repas, que ce soit au domicile ou à l’extérieur », détaille Gabriel Tavoularis, directeur d’étude et de recherche au Crédoc.

Notre entretien avec Serge Hercberg, spécialiste de la nutrition :   « Il n’y a pas de danger pour la santé à réduire la consommation de viande »

La charcuterie particulièrement touchée

« Le constat est sans équivoque : les Français, tous âges et catégories sociales confondus, mangent moins souvent de viande », résume M. Tavoularis. Les « produits carnés » concernés sont les viandes bovine et ovine, la volaille, le gibier ou encore la charcuterie, qu’ils soient bruts, cuisinés ou présents dans un plat transformé, comme les pizzas.

En 2007, les Français mangeaient en moyenne 153 grammes de produits carnés par jour, contre 135 grammes en 2016, soit 18 grammes de moins en dix ans.

Les Français consomment en moyenne 46 grammes de viande de boucherie par jour, soit 12 grammes de moins qu’en 2007. La consommation de charcuterie est passée en dix ans de 35 grammes par jour à 29 grammes par jour. Quant à la volaille, elle a relativement stagné, passant de 34 à 33 grammes par jour.

La consommation de viande diminue

Quantités moyennes journalières de produits carnés consommés en g/jour.
0 g/jour25 g/jour50 g/jour75 g/jour100 g/jour125 g/jour150 g/jour175 g/jourIngrédients carnésCharcuterieVolaille, gibierViande de boucherieProduits tripiers2007201020132016

SOURCE : CREDOC

Si cette baisse de la consommation de produits carnés concerne toutes les catégories sociales et toutes les générations, les jeunes de 18-24 ans semblent les moins concernés par cette évolution. « On constate chez cette génération, une consommation importante de produits carnés, par le biais de plats transformés, comme les pizzas, les hamburgers, les sandwichs », rapporte le directeur d’étude du Crédoc, qui évoque des « individus pressés, qui mangent davantage à l’extérieur et prennent moins de temps pour cuisiner ». Cette hausse de la consommation de plats transformés (les « ingrédients carnés » dans les deux graphiques) est d’ailleurs constatée dans l’ensemble de la population.

Les 18-24 ans, plus grands consommateurs de produits carnés

Quantités moyennes journalières de produits carnés consommés en g/jour, en 2016
0 g/jour25 g/jour50 g/jour75 g/jour100 g/jour125 g/jour150 g/jour175 g/jourIngrédients carnésCharcuterieVolaille, gibierViande de boucherieProduits tripiers18-24 ans25-34 ans35-44 ans45-54 ans55-64 ans65-74 ans75 ans et plus

18-24 ans
● Ingrédients carnés: 37 g/jour
● Charcuterie: 25 g/jour
● Volaille, gibier: 39 g/jour
● Viande de boucherie: 46 g/jour
● Produits tripiers: 2 g/jour
SOURCE : CRÉDOC

« Un marqueur social fort »

Autre constat, les catégories socioprofessionnelles les plus favorisées restent plus concernées par ce changement d’habitudes alimentaires. Dans le haut de l’échelle sociale, on consommait 140 grammes de viande en moyenne par jour en 2007, contre 113 grammes aujourd’hui, soit une baisse de 19 %. C’est chez les ouvriers que les quantités de viande consommées restent les plus importantes, avec 151 grammes par jour en moyenne. Mais là encore, la baisse est sensible (de 15 %).

En dix ans, forte baisse des produits carnés chez les cadres et les ouvriers

Quantités moyennes journalières de produits carnés consommés par les adultes (18 ans et plus), selon la profession ou catégorie socioprofessionnelle du responsable du ménage (en gramme par jour).
0 g/jour50 g/jour100 g/jour150 g/jour200 …20072016OuvrierAgriculteur, artisan,commerçant, chefd’entrepriseEmployéProfession intermédiaireCadre, professions libérales

SOURCE : CREDOC

« La consommation de viande est un marqueur social fort. On remarque chez les ouvriers que cela reste inconcevable, encore aujourd’hui, de faire un repas sans viande », souligne M. Tavoularis. « Signe de prospérité durant les trente glorieuses », l’image de la viande a évolué au cours du siècle passé, rappelle-t-il :

« Il y a quelques décennies, les recommandations étaient de manger de la viande à chaque repas, alors que maintenant on suggère de consommer de la viande, du poisson ou des œufs une fois par jour. »

Témoignages de consommateurs de viande :   « J’en mange moins, mais mieux. »

Les considérations de santé expliqueraient, en partie, cette baisse de la consommation de produits carnés. Dès les années 1980, le consommateur a commencé à recevoir des « alertes nutritionnelles, sur le cholestérol par exemple », expliquait ainsi Pierre Combris, directeur de recherches honoraire à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), sur Europe 1 en 2017.

En 2015, un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait confirmé ces inquiétudes en établissant un lien entre la consommation abusive de viande rouge et certains cancers. « Ces messages sont entrés progressivement dans les consciences, avant que les modes de consommation commencent à changer, vers un modèle consistant à manger moins de viande, mais mieux », détaille le directeur de recherche.

Hausse des prix

Une raison plus prosaïque permet également de comprendre cette baisse : le prix de la viande a augmenté ces dernières années plus rapidement que l’inflation, comme le confirme un rapport de France AgriMer publié en 2015. « La viande devient peu à peu un produit de luxe, que l’on consomme avec plus de sobriété, un peu comme le vin de table bas de gamme qui a disparu au profit d’une consommation plus festive », analyse M. Tavoularis.

Le rapport du Crédoc souligne d’ailleurs que la patrie de Rabelais entretient « une bonne image de la viande ». Plus de 90 % des personnes interrogées la considèrent comme un aliment « nourrissant »« qui a du goût » et qui « fait partie des aliments qu’on a plaisir à manger ».

Notre enquête :   Se nourrir sainement quand on est pauvre

Une explication d’ordre moral explique également l’émergence de ce nouveau modèle alimentaire. Le bien-être animal, l’environnement, le coût en émission de CO2 de la production de viande constituent autant d’éléments auxquels les Français sont attentifs. « Aujourd’hui, cela fait bien de ne pas manger trop de viande, certains cadres s’en vantent, alors que c’était l’inverse il y a trente ans », rappelle le directeur de recherche.

En 2018, 35 % des Français, et 43 % des cadres, déclarent en effet avoir réduit leur consommation de viande, vers un modèle « flexitarien », selon une autre enquête du Crédoc sur les comportements alimentaires. L’étude souligne d’ailleurs que le nombre de personnes n’ayant pas consommé de viande durant une semaine, et pouvant être assimilées à des végétariens, a été multiplié par trois, passant de 0,3 % à 1 %. Signe que la consommation de viande est encore loin d’être menacée de disparition dans l’Hexagone.

Les conclusions de Terra Nova :   le règne de la viande est révolu

LE MONDE | 06.09.2018 à 06h28 • Mis à jour le 06.09.2018 à 15h12 |Par Cécile Bouanchaud

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